
Dans « l’image domine le monde » j’évoque le fait que les peuples ne se révoltent plus contre les dictateurs politiques, les portent même au pouvoir et s’y soumettent volontairement. Etienne de La Boétie en 1548 dans le « Discours de la servitude volontaire » faisait bien avant moi ce constat.
De nouvelles dictatures sournoises, comme l’esthétique, deviennent de plus en plus pesantes sur les sociétés.
L’asservissement volontaire aux normes esthétiques : l’exemple Coréen
Les Coréennes (mais pas seulement elles) s’asservissent volontairement aux pratiques esthétiques. Elles le font au nom des principes socio-économiques et culturels de leur pays qui leur impose l’idée qu’elles ne pourront réussir dans leur métier ou leur vie personnelles que si elles sont parfaites physiquement.
Elles doivent donc toutes ressembler à un idéal codifié par on ne sait qui, et s’y soumettent volontairement en pensant que c’est leur libre choix. Elles ont donc recours à maintes reprises à différents actes esthétiques afin de ressembler, (à mon sens) aux poupées sexuelles de leur pays, en trouvant cela normal.
Pression socio-économique et aliénation culturelle
Parce quelles ne le font pas sous une contrainte évidente et visible comme celle du dictateur politique, elles choisissent « volontairement » de toutes se ressembler, persuadées, que si elles ne suivent pas ce formatage, elles seront tout bonnement évincées de la société. La pression socio-économique est telle qu’elle devient une aliénation culturelle. La patiente est modelée psychiquement et va solliciter le monde esthétique pour ce qu’elle pense être son bien personnel et la norme sociale. Il n’y a plus d’individualité, de liberté de choix ou de sens critique.
Le profit et l’absence d’éthique médicale
Aucun praticien de l’esthétique dans ce pays ne connait le mot « non », tout comme « éthique » ne fait pas partie du langage médicale. La manne financière est trop belle et tous en profitent au maximum.
On crée des modèles, les médias modernes et incontrôlées les diffusent en masse, les professionnels de l’esthétique surenchérissent sur cette promotion et le tour est joué. La pression sociale agit sur les plus jeunes et toute la population est sous la dictature de l’esthétique sans même s’en rendre compte.
Complicité politique et propagation du modèle
Le pouvoir politique est évidemment complice du système en laissant faire, pas mécontent probablement de rajouter une contrainte sur les femmes, qui rapporte en plus de l’argent. Le pays est même fier de montrer et promouvoir une image tellement moderne de leur pays.
Cet exemple Coréen n’est pas isolé, nous verrons que de nombreux pays suivent ce chemin à des degrés divers avec leurs particularités propres et la France en fait partie.
l uniformation devient banale.
la pression sociale des réseaux decerebres détruit la singularité nécessaire à toute liberté.